Avec Sendaï, encore et toujours
Depuis maintenant une semaine, nous sommes suspendus aux nouvelles en provenance du Japon. La terrible catastrophe qui frappe le pays suscite une immense émotion dans le monde entier. Le courage et la dignité des Japonais dans cette terrible épreuve force l’admiration et, en dépit de l’éloignement géographique, nous nous sentons plus proches d’eux que jamais.
Les habitants de notre ville jumelle de Sendaï ont été particulièrement éprouvés par ce drame. Nos premières pensées vont à leurs familles, qui ont été décimées dans la catastrophe. Depuis le premier jour, nous sommes en contact quotidien avec notre ville jumelle et j’ai pu faire part à plusieurs reprises à Madame Emiko Okuyama, la Maire de Sendaï, du sentiment de profonde fraternité des Rennais à l’égard de leurs amis japonais.
Ces derniers jours, nous avons également guetté avec inquiétude les nouvelles des Rennais partis à Sendaï, notamment les étudiants issus de nos universités, et partagé la douleur de la communauté japonaise de Rennes.
Je tiens à saluer le formidable élan de fraternité, de solidarité et de générosité des Rennais, mais aussi des Bretons et des Français, qui se manifeste depuis une semaine. Le Comité de jumelage Rennes-Sendaï, qui Å“uvre jour et nuit depuis vendredi dernier, peut témoigner de l’intense mobilisation de nos concitoyens : les dons, les messages de soutien et les propositions d’aide affluent par centaines de toute la France.
A Rennes, les initiatives se multiplient : vente de pâtisseries au profit des sinistrés place de l’Hôtel de Ville, stand d’information à la Foire internationale de Rennes, concerts de soutien… Les collectivités, elles aussi, se mobilisent. La Région Bretagne, le Conseil général du Finistère, les Villes de Nantes, d’Angers et de Suresnes, mais aussi l’association Cités unies de France nous ont fait part de leur souhait de s’associer à une démarche de solidarité envers Sendaï. Pour ma part, au nom de la Ville de Rennes et de Rennes Métropole, je proposerai à nos prochains Conseils de voter, pour chacune de nos institutions, une aide d’urgence de 50 000 €. Ces fonds sont destinés, le moment venu, à financer les opérations de reconstruction que nos homologues japonais choisiront de conduire.
Dans l’immédiat, les autorités de Sendaï nous ont fait savoir que les dons destinés à l’aide aux victimes demeurent la priorité, avant le temps de la reconstruction, que nous espérons prochaine.
Une nouvelle fois, j’adresse, en mon nom et au nom de tous les Rennais, un message d’amitié et de solidarité à la population de Sendaï. Nous continuerons à soutenir nos amis japonais dans cette terrible épreuve, dans l’urgence mais aussi dans la durée.


Monsieur le Maire,
La nécessaire solidarité avec nos amis japonais a aussi été rappelée au sein de nos universités et nos efforts convergents, à tous, sont effectivement indispensables.
N’ayant pu me rendre au Japon en ce mois de mars comme prévu pour y faire cours et conférences, c’est avec émotion que j’ai lu chaque message qui nous parvenait de ce pays.
Cordialement,